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Détecter rapidement les crédits non performants.

Prêts non performants en 2026 : ce que le baromètre NPL signifie pour les banques

L'encours de prêts non performants continue d'augmenter en Allemagne. Mais plus que cet encours, c'est le nombre de prêts déjà en passe de devenir non performants qui compte. Nous analysons les chiffres actuels et montrons ce qui est désormais essentiel pour les établissements bancaires.

Encours de NPL en Allemagne : 53,1 milliards d'euros d'ici 2027

Le baromètre NPL 2026 de la Bundesvereinigung Kreditankauf und Servicing (BKS), la fédération allemande du rachat et de la gestion de créances, et de la Frankfurt School of Finance & Management dresse un tableau clair. Fin 2021, l'encours de prêts non performants (Non-Performing Loans, NPL) des banques allemandes s'élevait à 29,7 milliards d'euros. Fin 2025, il atteignait 48,6 milliards d'euros, soit une hausse d'environ 64%. Le panel prévoit 50,4 milliards d'euros pour fin 2026 et déjà 53,1 milliards d'euros pour fin 2027.

Les chiffres des faillites sont eux aussi orientés à la hausse. Selon le baromètre NPL, l'Allemagne a enregistré 24'064 faillites d'entreprises en 2025. L'agence de renseignements économiques CRIF en prévoit jusqu'à 26'000 en 2026.

Prêts en Stage 2 : un signal d'alerte précoce pour les futures défaillances de crédit

Un autre indicateur est plus révélateur que l'encours de NPL. Selon le baromètre NPL, fin mars 2026, 15,0% des prêts de l'échantillon allemand de l'Autorité bancaire européenne (ABE) se trouvaient en Stage 2. Il s'agit de prêts dont le risque de défaut a nettement augmenté depuis leur octroi, mais qui ne sont pas encore considérés comme en défaut. Dans l'UE, la moyenne s'établissait à 9,1%.

Ces prêts ne sont pas encore non performants. Mais ils montrent où les NPL de demain peuvent apparaître. Et c'est précisément là que les établissements peuvent encore agir aujourd'hui.

Taux de NPL dans l'immobilier commercial et chez les PME

L'immobilier commercial et les PME sont particulièrement sous pression. Pour l'immobilier commercial, le panel du baromètre prévoit un taux de NPL de 6,5% fin 2026 comme fin 2027. Chez les PME, le taux devrait passer de 4,3% au premier trimestre 2026 à 5,1% fin 2026, puis à 5,7% fin 2027.
Les causes diffèrent. Dans l'immobilier commercial, ce sont surtout la faiblesse de la demande et la baisse de la solvabilité des locataires qui pèsent. Pour les crédits aux entreprises, ce sont la conjoncture morose et la hausse du chômage. Pour la gestion des créances, cela signifie que chaque segment a besoin de ses propres critères de priorisation et de restructuration.

Ce que le superviseur attend en matière de risque de crédit
Le superviseur, lui aussi, regarde vers l'avant. Dans la revue Zeitschrift für das gesamte Kreditwesen (numéro 4/2026), Martin Neisen, Peter Büttel et Wiebke Sawahn, de PwC, résument l'enjeu : « Il s'agit d'empêcher les défaillances futures et la constitution de nouveaux NPL. » (traduit de l'allemand). Environ 40% des mesures qualitatives de la Banque centrale européenne (BCE) dans le cadre du processus de contrôle et d'évaluation prudentiels (SREP) 2025 portaient sur le risque de crédit.

Neisen, Büttel et Sawahn citent comme référence les banques « best-in-class ». Dans ces établissements, les processus sont intégrés aux systèmes informatiques et largement automatisés. Lettres d'avertissement, inscriptions sur la liste de surveillance ou classement entre « performing » et « défaut » : tout suit des procédures d'escalade clairement définies. Selon les trois spécialistes, la capacité des banques à détecter les crises tôt dépend « essentiellement de leur degré d'automatisation et de la performance de leur infrastructure numérique » (traduit de l'allemand). Dans l'immobilier commercial, en revanche, les contrôles sur place du superviseur ont souvent révélé l'absence d'un système d'alerte précoce automatisé.

Détecter tôt les prêts non performants et les restructurer

La manière dont les établissements traverseront les deux prochaines années se joue avant la défaillance. Les établissements qui identifient tôt les engagements critiques disposent de plus d'options de restructuration. Ceux qui documentent chaque décision sans lacune sont mieux armés face au superviseur et lors des audits.

Trois questions pour faire le point :

• Identifiez-vous les engagements critiques à l'aide de votre système ou seulement au cas par cas ?
• Vos processus distinguent-ils l'immobilier commercial des crédits aux PME ?
• Pouvez-vous documenter chaque étape, de la restructuration au recouvrement ?

Avec Credito NPL, nous accompagnons les établissements de crédit dans la restructuration, le redressement et le recouvrement des prêts non performants. Pour découvrir à quoi cela peut ressembler dans votre établissement, consultez notre page produit Credito NPL.

Remarque : les chiffres mentionnés proviennent de sources tierces et ne sont pas des données propres à FINNOFLEET. Cet article ne constitue pas un conseil financier ou en investissement.

Sources
• BKS/Frankfurt School of Finance & Management : NPL-Barometer 2026, communiqué de presse du 15 septembre 2026, 
• Neisen, Martin / Büttel, Peter / Sawahn, Wiebke : Regulatorische Agenda für Vorstand und Aufsichtsrat 2026 [Agenda réglementaire pour le directoire et le conseil de surveillance 2026]. In : Zeitschrift für das gesamte Kreditwesen 4/2026, p. 2–11